Archives mensuelles : février 2014

La transformation du manioc au Bénin : A la découverte de « Gbèzéalo », un groupement féminin de productrices du gari.

La  transformation du manioc au Bénin,  est une activité essentiellement féminine. 

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Au sud du Bénin, la plus grande partie des racines de manioc produite est transformée par les femmes. On dénombre par centaines les femmes transformatrices du manioc. Ces dernières s’associent pour la plupart du temps en groupement. Elles transforment le manioc  selon les technologies artisanales utilisant peu ou pas d’équipements mécaniques. Ce mode de transformation est destiné essentiellement à la fabrication des dérivés alimentaires avec en tête le gari (65% des récoltes).  Le gari est un produit fini obtenu après un traitement artisanal ou industriel  de tubercules de  manioc. Ce traitement consiste  en épluchage, le lavage et le râpage des tubercules, suivi de fermentation, pressage, fragmentation-granulation, séchage si nécessaire tamisage et traitement thermique approprié.

« Gbèzéalo » est le nom donné à un groupement féminin de productrices de gari.

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« Gbèzéalo » est le nom donné à un groupement de productrices de gari à Sèdjè dans la commune de Zè (Bénin) . En effet « Gbèzéalo » pour ses femmes veut dire en langue nationale « le monde a triomphé , triompher sur la faim, la pauvreté et tous ses corollaires». Ceci explique sans doute l’importance de la filière manioc au Bénin aussi bien dans  l’autonomisation financière des femmes que dans  la sécurité alimentaire.  Comme particularité, les femmes du groupement  Gbèzéalo, au-delà de leur métier de transformatrices de manioc en gari  sont par excellence des  laborieuses cultivatrices de manioc. Le groupement dispose des plantations de manioc, faire d’avantage de revenue sur leur activités car ne subit plus les coûts de vente élevés  des producteurs. Le manioc étant cultivé artisanalement, la bravoure de ces femmes n’est plus à démontrer.

La transformation agroalimentaire du gari  au Bénin est majoritairement artisanale, ce qui rend le travail pénible à ces femmes transformatrices.

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La transformation agroalimentaire du gari  au Bénin demeure artisanale, ce qui rend le travail pénible à ces femmes transformatrices. Au nombre des difficultés que rencontrent les transformatrices de gari au Bénin, nous avons le manque de formation appropriée pour éviter les pertes après récolte, l’insuffisance et manque de matériel adéquat, le manque d’abri en bon état pour le travail.

Le groupement « Gbèzéalo » dispose d’un atelier de cuisson approprié pour la fabrication du gari.

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Grâce à leur mérite et leur efficacité, le groupement a bénéficié d’un projet. Ainsi le groupement possède désormais d’un abri en bon état, d’un atelier de cuisson approprié pour la transformation avec des foyers améliorés munis de marmite pour la cuisson  et d’un magazin  pour le stockage du gari.

Malgré leurs problèmes actuels de commercialisation, les  femmes du groupement « Gbèzéalo » de la commune de Zè (Bénin),  au delà d’un rêve, prophétisent une couverture nationale voire l’exportation de leur produit ( le gari )

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Le groupement « Gbèzéalo » est  confronté à des problèmes de commercialisation. En effet le manque d’information sur les prix les amène parfois à produire à perte ou pour un marché déjà saturé. Le manque d’information technique sur les procédés d’importation constitue aussi un problème. Le conditionnement, l’emballage, l’étiquetage, le contrôle de qualité et l’accès de la farine « Gbèzéalo » Couvrir le marché béninoise, devenir le premier importateur de la farine au Bénin sont les plus grande visions des femmes du groupement « Gbèzéalo » de la commune de Zè (Bénin).

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Amélioration du revenu des populations rurales et production de patate douce au Bénin

Photo0338Au nombre des tubercules produites au Bénin figure la patate douce. Représentante de la famille des Convolvulaceae, qui sont dans la plupart des cas des plantes grimpantes, la patate douce (Ipomoea batatas ) a un  cycle de culture court (4-5 mois) et est cultivable toute l’année. Les paysans béninois la traite de plante annuelle. Plante peu exigeante, la patate douce donne un rendement appréciable là où beaucoup d’autres cultures échouent. Elle possède des tiges longues et fines  qui s’étendent sur le sol et le protège de l’érosion. Facile à cultiver avec un faible coût de production, la patate douce donne en général des rendements satisfaisants (environ 6,5  t/ha) et contribue à l’amélioration du revenu des populations rurales.

Photo0336Sur le plan alimentaire, la patate douce  possède une grande valeur nutritive et est très utilisé dans l’alimentation  au Bénin. Elle est très énergétique, apporte  des fibres, du fer, du potassium, de la vitamine C et du magnésium en quantité non négligeables. En outre, contrairement au manioc la patate douce ne fait pas  encore  l’objet  d’une transformation au Bénin.

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Entreprenariat agricole : la porciculture, un métier qui nourrit bien son homme

SAM_2242La filière porcine occupe de plus en plus une place importante dans l’élevage au Bénin. L’élevage porcin est assez développé  et répandu un peu partout dans les zones rurales et urbaines du pays. Il est présent dans tous les départements du territoire national avec une forte  concentration dans ceux du Sud et du Centre (Atlantique, Mono, Ouémé, Zou). Il revêt une importance particulière aussi bien sur  le plan social avec la réduction du taux de chômage des jeunes que sur le plan économique.

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Les races de porcs rencontrés dans les élevages au Bénin sont les porcs locaux. Ce sont des animaux de  petit format, à croissance tardive atteignant très difficilement  50 kg de poids vif à l’âge adulte. En dépit de sa faible croissance,  les porcs locaux présentent en raison de leur adaptation à l’environnement, une plus grande  aptitude à résister aux maladies,  à supporter les conditions locales et possède une variabilité de performances  d’une souche à l’autre suivant les vicissitudes auxquelles ils ont été soumis.  En dehors de ces porcs indigènes, on rencontre aussi  les porcs exotiques. Ces derniers  sont des animaux de grand format, à croissance  rapide.  Les  porcs de races améliorées rencontrés au Bénin sont le Large White, le Landrace et leur métis souvent  élevés dans des conditions semi-modernes à modernes.

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Sur le plan commercial, le mode et les techniques d’élevage du porc n’influencent pas la commercialisation du porc. Aussi bien les porcs issus des élevages semi intensif  (enclos  construits en matériaux semi définitifs plus ou moins améliorés, mangeoires et abreuvoirs constitués de vieux bidons) et les  porcs issus d’élevage intensifs et modernes sont écoulés sur le marché aussitôt après production. L’utilisation de la viande de porcs lors des cérémonies tels que les mariages , les baptêmes , anniversaires… et le fréquent attroupement des consommateurs autour des nombreuses charcuteries situées de part et d’autre dans les villes et villages  du pays justifient la  forte consommation de la viande de porcs au Bénin. La production de viande de porc ne couvre pas encore la demande du marché national. Ainsi la porciculture constitue une bonne opportunité en matière d’entreprenariat agricole et nourrit bien son homme.SAM_2342

Rentabilité de l’activité cunicole au Bénin : les cunicultrices en parlent

La cuniculture est une activité qui nécessite peu d’espace

SAM_2332En matière d’élevage, beaucoup de femmes béninoises optent pour la cuniculture. Pour ces dernières, le peu d’espace que nécessite l’élevage de lapin justifie en partie leur choix . En effet la persistance de la tradition, le faible accès de la femme béninoise au droit foncier lié à l’héritage et à la terre sont des facteurs qui les limitent dans le choix des spéculations d’élevage. En réalité elles sont confondues à un crucial problème de manque d’espace. Ceci ne leurs permettent pas l’élevage à grande échelle du gros bétail. Ainsi la cuniculture suscite un intérêt particulier pour beaucoup de femmes  béninoises.

La cuniculture est une activité dont la pratique est relativement facile

SAM_2276Contrairement à l’élevage de beaucoup d’autre espèce animal, la cuniculture est une activité  dont la pratique est facile. Elle ne nécessite pas  d’importante main d’œuvre. De plus le lapin étant un animal à cycle court avec une courte durée de gestation, on note une forte prolificité des reproductrices.

La cuniculture offre un revenu satisfaisant

SAM_2335La cuniculture ne demande pas trop d’investissement en matériel. Pour celles qui ne disposent pas assez de moyen financier, le logement peut être conçu en matériaux localement disponible, nous avons par exemple les clapiers en bois. De plus les mangeoires et abreuvoirs pour lapins fabriqués en terre cuite sont disponibles sur le marché national à moindre coût. Selon les cunicultrices enquêtées, le respect des normes d’élevage et d’hygiène,  la réduction du taux de mortalité naissance-sevrage et une bonne alimentation des animaux conduisent inévitablement à une rentabilité économique et un revenu satisfaisant.