Archives mensuelles : juin 2014

Conference internationale Fin4Ag (Naïrobi)

Africa Family Farming Workshops

Date : 14 au 18 juillet

Le Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale ACP/UE (CTA), en collaboration avec l’Association Africaine du Crédit Rural et Agricole (AFRACA) et plusieurs autres partenaires nationaux, régionaux et internationaux, accueillera dans un mois la conférence internationale intitulée « Fin4Ag: Révolutionner le financement des chaînes de valeur agricoles » du 14 au 18 Juillet 2014, à la Kenya School of Monetary Studies (KSMS), Nairobi, Kenya..

Cet événement spécial se propose de rassembler plus de 500 représentants des secteurs privé et public, des banques et des financiers africains,  des organisations nationales et régionales d’agriculteurs, des acteurs des chaînes de valeur agricoles, des responsables gouvernementaux, des praticiens du développement et des universitaires. Ils partageront ensemble les expériences et les enseignements acquis en vue d’un financement inclusif des chaînes de valeur agricoles au profit des petits producteurs des pays ACP et au-delà.

Cette conférence internationale est…

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Incubateur artificiel d’œuf de type traditionnel « made in Benin »

L’aviculture traditionnelle occupe une place prépondérante dans la vie des communautés rurales. En effet  la volaille fait partit des espèces les plus élevées et consommées  dans les villages. Elle constitue également une source de revenu pour les agriculteurs. Cependant l’amélioration des races de volaille traditionnelle par l’introduction des souches lourdes a certainement amélioré le gain de poids par le métissage mais n’a pu régler le problème de la couvaison.

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Les taux d’éclosion restent faibles alors que la ponte s’est améliorée.  Aussi la technique d’adoption des poussins est connue des producteurs. Améliorer le taux d’éclosion reste un défi pour permettre aux éleveurs de tirer un meilleur profit de leurs élevages.  Ainsi des incubateurs artificiels modernes sont importés pour augmenter la rentabilité des  élevages avicoles . Mais pendant plusieurs années beaucoup d’aviculteurs  sont restés en marge de l’usage de cette technologie (incubateur artificiel) pour raisons d’accessibilité. Ainsi ces dernières années  un nouveau type d’incubateur d’œuf de type traditionnel made in Bénin a été mis au point.

Incubateur

Ce nouvel incubateur connait un succès sur le marché et est de plus en plus utilisé pour plusieurs raisons :

  •    Son accessibilité à tout le monde. L’incubateur d’œuf de type traditionnel made in Bénin est moins couteux et est  à la portée des aviculteurs débutants.
  •     Son fonctionnement en absence d’énergie électrique. Rappelons que la majorité des villages du Bénin sont non électrifié et contrairement à l’incubateur électrique, cet incubateur utilise juste une lampe à pétrole comme source de chaleur. Ceci facilite son usage par les éleveurs villageois.
  •        Sa facilité d’usage

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L’avènement de l’incubateur artificiel  d’œuf de type traditionnel « made in Bénin » a contribué à l’augmentation des effectifs de l’aviculture familiale ou traditionnelle au Bénin.

Gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs : promouvoir les champs fourragers

Pour raison de pâturage et d’alimentation du bétail, des affrontements violents voire meurtriers entre les éleveurs et les agriculteurs béninois sont monnaie courante. En effet ces conflits réguliers et sanglants sont occasionnés majoritairement par la divagation des animaux.

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Les agriculteurs déplorent les dégâts causés par les troupeaux de bœufs ou de moutons sur les cultures et accusent les éleveurs. Ces derniers à leur tour accusent également les agriculteurs d’empoisonner leur cheptel.

Face à cette situation désastreuse qui entrave le développement agricole et rural dans nos communautés, il s’avère très important de mener des initiatives pour instaurer un climat de paix entre agriculteurs et éleveurs. Ainsi la promotion des champs fourragers constitue la solution idéale.

L’installation des parcelles fourragères permettrait d’éviter la divagation des animaux, source de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Par ailleurs, l’installation de parcelles fourragères présente beaucoup d’avantage et participe à la rentabilité de l’élevage.

SAM_3535Elle permet de :

  •  Bien nourrir l’animal, maitriser la ration de l’animal et d’adopter un bon mode d’élevage ;
  •  Suivre l’état sanitaire de l’animal. En effet avec la divagation , les animaux sont exposés à beaucoup de dangers. Ils avalent des sachets, des mangues et consomment ce qu’ils ne devraient pas et sont sujets de beaucoup de pathologies.
  • Construire un bon abri pour l’animal et de contribuer à leur bien être.

L’installation de culture fourragère participe à une bonne gestion du troupeau en facilitant l’alimentation du bétail et favorise le suivi sanitaire des animaux. Aussi l’éleveur est contraint de construire un abri pour ces animaux.Tout ceci permet d’éviter la divagation qui est source de conflit et de contamination de maladies sans oublier les cas de vol.

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Comme fourrages, nous avons par exemple le Panicum c1 qui est un fourrage (de la famille des graminées) bien appété par les petits ruminants et de culture aisée ; aussi, le Moringa oleiféra , le Gliricyda cépium (toutes des légumineuses) sont facilement cultivés surtout par bouture ou par graine et sont bien appréciés des animaux.Ces légumineuses servent surtout de clôture (palissade) pour les maisons de campagne.

Transformation du fonio au Bénin

Fonioim....Connu au Bénin sous l’appellation « Ipouaga » , le fonio (Digitaria exilis) est généralement cultivé sur des terres légères, sableuses ou caillouteuses, car il est peu exigeant et s’accommode de sols pauvres ou des mauvais terrains, notamment pour les variétés tardives. Ainsi au Bénin, la culture du fonio se pratique surtout dans la région Nord-Ouest, dans le département de l’Atacora. Contrairement aux autres céréales telles que le maïs, le sorgho, le mil et le riz, dont la culture se pratique un peu partout sur le territoire national, le fonio apparait comme une culture endémique. Sa production est insignifiante, moins de 2% de la production céréalière nationale. Le fonio est essentiellement cultivé dans les communes de Copargo, Kouandé, Cobly, Tanguiéta, Toucountouna, Natitingou et surtout à Boukoumbé, où il représente 30% des céréales produites.

Le fonio joue un rôle important dans l’alimentation des populations béninoises en particulier celle du département de l’Atacora (principalement les Otamari) surtout en période de soudure où les variétés précoces servent à juguler la famine. Il est généralement consommé sous forme de pâte et de bouillie mais rarement sous forme de couscous. Le fonio peut être aussi mélangé à d’autres produits agricoles comme le sorgho, le mil ; le mais et les cosettes d’igname ou de manioc. Dans les régions de Boukombé, le fonio est associé au sorgho pour la fabrication de la boisson locale.

finioLes opérations traditionnelles de transformation du fonio effectuées par les femmes démarrent en général par un nettoyage grossier des grains paddy. Comme pour le riz, la transformation du fonio nécessite la succession de deux opérations que sont le décorticage et le blanchiment. Le décorticage permet d’enlever les balles du fonio paddy (grain vertu) pour obtenir le fonio décortiqué (grain nu) tandis que le blanchiment a pour objet d’éliminer le son (péricarpe et germe) du grain pour obtenir le fonio blanchi. Ces deux opérations sont réalisées simultanément au moyen de mortiers et de pilons. Cinq pilage successif, suivis chacun d’un vannage, sont effectués pour éliminer progressivement les balles, le péricarpe et le germe jusqu’au parfait blanchiment du grain. Le rendement, en pourcentage du paddy, est d’environ 60-68% après blanchement complet.

Après le cinquième pilage, commence le lavage du fonio blanchi. Le grain est plongé dans une calebasse d’eau et brassé à la main. Ainsi l’eau sale contenant la poussière et les sons est éliminée ; cette opération est répétée cinq fois. Ensuite les femmes procèdent à une élimination progressive, minutieuse et totale du sable. Pour cela, elles plongent la calebasse contenant le grain blanchi lavé dans une bassine d’eau propre et commencent, par petits mouvement de balancier, à faire tomber petit à petit les grains dans l’eau jusqu’à ce que seul le sable reste au fond de la calebasse. FonioimLa transformation traditionnelle du fonio s’avère longue et très pénible. Ainsi, pour rendre le fonio plus compétitif sur le marché en terme de qualité et de prix, il est indispensable d’améliorer les techniques de transformation au niveau des petites entreprises et des groupements de femmes en modernisant les équipements existants et en concevant de nouveaux matériels. La mise sur le marché national d’un produit prêt à consommé, un fonio  étuvé, torréfié ou précuit contribuerait sans doute à l’augmentation du nombre de consommateurs notamment en milieu urbain où le fonio est très apprécié mais peu consommé à cause de son long temps de cuisson.

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