Archives de Catégorie: Agroalimentaire

Les Chips, une spéculation émergente dans l’industrie agroalimentaire au Bénin

La production locale des chips au Bénin est autrefois basée exclusivement sur la banane en l’occurrence la banane plantain. Depuis quelques années, nous retrouvons sur le marché agroalimentaire béninois  toutes sortes de chips à base de fruits et de tubercules. Nous pouvons cités entre autres chips de manioc, chips de fruits à pain, chips de patates, chips de taro etc. En effet  beaucoup d’entreprises agroalimentaires locales  s’inspirent  des recettes  traditionnelles et de l’art culinaire béninois pour faire leur business. Ceci contribue fortement au développement des chaines de valeurs agricoles.  Aussi toutes ces innovations font émerger l’industrie agroalimentaire au Bénin.

Par ailleurs pour des questions diététiques et de santé des études scientifiques doivent être mené sur les variétés de ces fruits et tubercules propices à la production des chips (il faut noter que nous avons une multitude de variété de bananes, de même qu’une diversité de variétés de manioc… et la question qui se pose est : est ce que toutes les variétés sont propices à la production des chips et à la conservation ?)

La mise au point d’un procédé de fabrication faisant appel à une machine innovante, une sorte de friteuse qui réduit la quantité de matières grasses dans le produit fini serait aussi bénéfique à la spéculation des chips au Bénin.

Du point de vue socio-économique, il est important de préciser la spéculation des chips permette à beaucoup d’entrepreneurs de gagner leur vie.  » Je suis aujourd’hui connue au Bénin grâce à mon entreprise Moustchips, crée en 2012″ nous a souligné Mme Lala Nanan Awahou Adétola. Les chips sont vendus à 500 FCFA, prix en détail et à 450 FCFA pour les grossistes soit 45000FCFA le carton de 100 unités de chips.

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Sucess story d’une femme dans l’agro-industrie au Bénin : émergence de l’entreprise Freshy Bénin

fRESHY » En novembre 2012, j’ai fait ma première production de jus de fruits avec 5000 FCFA pour achat de bouteilles, de capsules, et de la poudre de baobab. Tous les équipements, je les louais.Actuellement, l’entreprise Freshy Bénin a une production de 550 packs de 24 bouteilles par mois pour les jus de fruits toutes saveurs confondues. Et  600 bocaux  de purées de noix par mois . L’agrobusiness est  bien rentable juste que le début est difficile. il faut persévérer. » Fresnellia SAGBO , Microbiologiste et Technologue Alimentaires, agro-entrepreneur, responsable et directrice général de l’entreprise agroalimentaire Freshy Bénin.

fRESHY 2L’entreprise agroalimentaire Freshy Bénin tient son nom de celui de sa promotrice  Fresnellia et aussi de la qualité  frais et naturel des produits. Elle est  spécialisé dans  la production des purées de noix de palme et des boissons à base de fruits . Au titre des boissons Freshy , nous avons les cocktails et les jus purs de fruits. Il s’agit de Ananas-Baobab ; Ananas-Pastèque, Ananas-Bissap, Ananas-Mangue ; Baobab pur, Pastèque pure, Mangue pure et Ananas pur. L’ananas est utilisé dans tous les cocktails pour éviter l’utilisation du sucre.

Les purées de noix de palme Freshy sont destinées à la préparation de sauce graine communément appelée « Dénusunu » en fon/Bénin.  C’est à cause de la fastidieuse préparation, cette sauce graine n’est pas consommée tout le temps. Les purées de palme sont proposées par Freshy Bénin  pour permettre à  la population d’avoir la sauce graine à tout moment. Elles existent actuellement en 02 contenances de 300g et de 450g.

Freshy Benin

Au delà du slogan « Freshy, le naturel au quotidien » , les produits de marque Freshy révèle de l’innovation. Pour la responsable de l’entreprise agroalimentaire Freshy Bénin,  pour réussir dans l’entrepreneuriat agricole, il faut:

  • avoir une idée innovatrice dans ce qu’on aime faire (ne pas dire c’est cette affaire qui marche actuellement et s’y mettre)
  • Cette idée innovante doit résoudre un problème de la société
  • Faire l’étude du marché
  • Prendre le risque pour démarrer même à moindre coût
  • être passionné par cela
  • être beaucoup patient
  • prier sérieusement pour la prospérité de l’activité

 «  Et quand on est femme entrepreneure, il est important de savoir que la femme entrepreneur est celle qui a plusieurs mains, qui fait beaucoup de chose à la fois, foyer, mari enfant, personnel de l’entreprise, les clients, les fournisseurs » ajoute Fresnéllia SAGBO , la promotrice de l’entreprise  agroalimentaire Freshy Bénin.

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Consommez les boissons Freshy , c’est consommez nature pour une santé parfaite!

Consommez les purées de noix de palme Freshy, c’est gagnez du temps dans la préparation de la sauce graine sans salir sa vaisselle.

Consommez les produits Freshy sans modération. Freshy, le naturel au quotidien.

Freshy Bénin , c’est l’une des plus grandes industrie agroalimentaire dans la sous-région West- Africa d’ici l’an 2020

Célébration de l’Entrepreneuriat Féminin: Inauguration du Centre Natural Bengo

BLOGLe centre Natural Bengo est un centre de vente des produits agroalimentaires et autres produits  fabriqués par les jeunes femmes entrepreneures du Bénin et du Togo. L’appelation « Bengo » est issu des deux noms Bénin et Togo.Il a été inauguré ce samedi 10 Octobre 2015 à Lomé en présence de son Excellence l’ambassadeur des USA au Togo, les chargés des affaires publiques des ambassades des USA au Bénin et au Togo ; la Directrice de la maison de TV5 Monde au Togo et plusieurs  autorités des deux républiques du Togo  et Bénin. Le centre est sis au cœur de la ville de Lomé.

blog2L’idée de la création d’un tel centre est née lors de la formation #BEICW (Binational Economic Independence Course for Women ) organisée par les ambassades des États- Unies d’Amérique auprès du Bénin et du Togo à l’endroit des  femmes entrepreneures des deux pays Bénin et Togo. Cette formation qui s’est déroulée de 02 au  08 Août 2015 avait  regroupé 100 jeunes femmes entrepreneures  des deux pays évoluant dans des secteurs d’activités divers et diversifiés.

Au centre Natural Bengo, vous avez une  appréciation de  l’ingéniosité des jeunes femmes entrepreneures du Bénin et du Togo.

BLOG11Au Centre Natural Bengo , vous découvrirez  divers  produits agroalimentaires et d’autres produits locaux propre aux deux pays. Vous avez des produits spéciaux et très intéressants à base de maïs ; du fonio ;  du riz , du millet ; du noix de palme etc. Vous avez aussi des produits laitiers ; des jus de fruits; des liqueurs et apéritifs fabriqués à base des fruits et tubercules locaux; des divers huiles essentielles…

Faites un tour au Centre Natural Bengo, c’est célébrer l’Entrepreneuriat féminin !

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Zoom sur les jeunes femmes dans l’agroalimentaire au Bénin : A la rencontre de Mme Euphrasie DASSOUNDO, promotrice de la purée de tomate “ Xpress tomate“

Malgré les pressions sociales et économiques dont elles sont victimes, il existe de braves femmes, chefs d’entreprise agroalimentaire qui font leur chemin dans un secteur fortement masculinisé qui connaisse souvent les femmes comme ouvrières et non chefs d’entreprise. A la rencontre d’une des dames émergentes dans le secteur de l’agroalimentaire au Bénin.

IMG-20150930-WA0012 (1)«  En 2012, quand j’ai démarré mon entreprise petitement sous l’effet du chômage, je transformais un panier de 40 Kilogrammes de tomate par jour. Aujourd’hui l’entreprise agroalimentaire  Xpress tomatetransforme plus de cinquante paniers de tomate de 40 Kilogrammes par jour. Aux jeunes et femmes agro-entrepreneurs qui hésitent encore, je vous prie de croire fortement en votre projet et n’abandonner pas aux premiers obstacles.»  Mme Euphrasie DASSOUNDO

Pourquoi “ Xpress tomate“ ?

Le nom “ Xpress tomate“ pour traduire cuisine express. Nos produits sont précuits et peuvent être directement consommé.

Quelle est la particularité de “ Xpress tomate“ ?

J’aime le naturel et ma première motivation est le naturel. La particularité de “ Xpress tomate“ repose sur la fabrication naturelle des conserves. Le goût des nutriments restent intacts. “ Xpress tomate“ est la purée de tomate bio et naturelle. De plus sur toute la chaine de transformation nous n’utilisons pas d’additif chimique. “Xpress tomate“ est  conservé à partir d’une méthode de conservation naturelle : la pasteurisation. 

Décrivez-nous brièvement votre entreprise “Xpress tomate“ ?

“Xpress tomate“, c’est 500 conserves de purée de tomate “ Xpress tomate“ produits par jour et livré sur le marché.

“Xpress tomate“, c’est une vingtaine d’employés très dynamiques et motivés.

Entant que femme chef d’entreprise, quels sont les difficultés que vous rencontrez ?

Les difficultés que je rencontre entant que femme entrepreneur sont d’ordre social. Aussi il n’y a pas un vrai accompagnement pour l’entrepreneuriat du secteur agricole et agroalimentaire au Bénin.  Les services financiers ont encore de la réticence à octroyer des prêts pour ce secteur d’activité.

Comment imaginez-vous votre entreprise dans 5 ans ?

Dans 5 ans “Xpress tomate“ sera dans le quotidien de tous les ménages au Bénin et au delà de nos frontières.

Votre mot de fin

Découvrez “Xpress tomate“, c’est l’adopter dans vos cuisine. Je vous invite à le découvrir enfin !

Tomate et personne

Mise en bouteille et commercialisation du vin de palme bon goût, bon arôme, bien stabilisé et propre à la consommation.

Le vin de palme est une boisson alcoolisée obtenue par fermentation naturelle de sève de palmier. Toutefois, la conservation du vin de palme est difficile car celle-ci est le siège de multiples réactions chimiques et biochimiques liées à l’activité des micro-organismes.
Oswald El-Madi Dossou DESSOUASSI, technologue de l’agroalimentaire, jeune entrepreneur, fondateur et directeur de l’entreprise agroalimentaire « Osdomades-Bénin » , spécialisée dans la commercialisation du vin de palme  » Naturo »  et autre produits agroalimentaires au Bénin nous livre dans cet interview son procédé innovant qui lui permet désormais d’embouteiller le vin de palme.

Vous avez fait plusieurs études scientifiques sur le vin de palme et vous êtes aujourd’hui le promoteur de  » Naturo  » , vin de palme très apprécié et bien commercialisé au Bénin. Dites nous pourquoi autant d’intérêt pour le vin de palme ?
Communément appelé « atan », le vin de palme est une boisson traditionnelle bien consommé au Bénin. Cependant il était impossible de le conserver, et le vin extrait aujourd’hui devrait être consommé le même jour. Sinon, il est fermenté. Vu son instabilité, il s’avère alors important d’améliorer et de mettre sur pied les techniques de conservation adéquates de ce produit afin de préserver en même temps ses qualités nutritionnelle, marchande, réduire les risques d’intoxications alimentaires et le rendre disponible tout le temps.

Comment se fait la récolte du vin de palme ?
La récolte se fait principalement en saison sèche et constitue une activité annexe à l’agriculture. Il y a trois techniques de récolte :
Première technique de récolte : Couper, en haut de l’arbre, une partie de la spathe (pièce florale en forme de feuille), puis pratiquer des incisions horizontales sur la tige du spadice, le bourgeon terminal (une inflorescence en forme d’épi), d’où la sève s’écoule vers un entonnoir en feuilles de palmier, qui fait couler la sève dans une bouteille. Plusieurs fois par jour l’entaille est rouverte pour ne pas bloquer le flux de sève; un arbre peut produire plusieurs litres par jour. Cette technique permet une récolte pendant un mois, mais c’est une activité qui présente un risque car elle oblige à monter plusieurs fois par jour en haut des palmiers et les chutes ne sont pas rares (souvent par manque de mesure de sécurité élémentaire). Un arbre ainsi traité ne donnera pas de fruit pendant la prochaine saison.
Deuxième technique de récolte : Effectuer des incisions dans le stipe et des récipients y sont accrochés (comme pour l’érable à sucre)
Troisième technique de récolte : Abattre un arbre que l’on retaille régulièrement. Ce vin de palme est dit « de seconde catégorie ».

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Entant que technologue de l’agroalimentaire, expliquez nous brièvement pourquoi c’est si difficile de mettre le vin de palme en bouteille ?
La fermentation de cette boisson commence de façon spontanée dans les conditions de température ambiante, ce qui altère considérablement le goût. Par sa vitesse de fermentation, le vin de palme dès la sortie de l’arbre titre déjà 1 à 2 ° d’alcool. Ce titre passe de 2° à 4° après 2 heures de temps de fermentation, et monte jusqu’à 12° après 72 heures. Après quatre jours, la fermentation acétique prend le dessus et il devient trop acide pour être bu. Il en résulte un dégagement gazeux progressif et considérable qui explique la difficulté de le conserver dans un emballage hermétiquement fermé. Le jus frais est donc très instable. Cette fermentation très spontanée que le vin de palme subit, la rend très instable, ce qui altère considérablement ses caractères organoleptiques ; et donc sa mise à la disposition de la population devient très compliquée. Aujourd’hui , ce n’est plus difficile. Nous avons réussie à mettre le vin de palme en bouteille grâce à notre procédé innovant.

Comment êtes vous arriver à stabiliser et à mettre en bouteille le vin de palme ?
La boisson est filtrée après sa récolte, pour en extraire les déchets. “La présence d’un corps étranger dans le vin accélère le processus de fermentation”, tout comme la chaleur. Ainsi le produit est conservé à l’abri du soleil, puis soumis à une certaine température et embouteillé. Enfin, pour éviter toute contamination, les équipements utilisés tout au long de la chaîne de production sont stérilisés. En outre, nous utilisons  les huiles essentielles extraites par hydrodistillation des feuilles de Cymbopogon citratus (CITRONNELLE) et de Pimenta racemosa (LAURIER) récoltées au Bénin pour la conservation du vin de palme. Les deux huiles essentielles possèdent de manière diverse des propriétés antimicrobiennes sur les souches d’altération (Saccharomyces cerevisiae et Staphylococcus spp Escherichia coli et Candida albicans) isolées de cette boisson ou susceptibles de la contaminer. Les huiles essentielles de Cymbopogon citratus et de Pimenta racemonsa adjointes au vin de palme ont permis de rendre stable le vin de palme.En effet , l’huile essentielle de Pimenta racemosa composée majoritairement d’eugénol, de chavicol et de myrcène et celle de Cymbopogon citratus dont les composés majoritaires sont le géranial, le néral et le myrcène possèdent des propriétés antimicrobiennes, notamment une propriété fongicide sur la souche de levure Saccharomyces cerevisiae isolée du vin de palme. Le vin de palme conservé avec l’huile essentielle de Cymbopogon citratus est moins fermenté, stabilisé et est plus apprécié par les dégustateurs.

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Quel est la particularité de votre produit, vin de palme  » Naturo »  ?
Naturo est un vin de palme bon goût, tres apprécié, bien stabilisé, sans additif chimique. Nous utilisons essentiellement des bio-conservateurs. Les conservateurs chimiques tels que les benzoates, les sulfites, le chlorure de calcium et l’acide citrique sont couramment utilisés pour la conservation des aliments en général et des boissons en particulier. Cependant, à court ou à long terme, ces substances chimiques de synthèse peuvent se révéler très toxiques avec des risques de mutagénicité, d’aberrations chromosomiques et de cancers.

Quelle  évaluation faites-vous  du marché ?
Le vin de palme « Naturo »  est disponible sur le marché dans des bouteilles de 30 CL. Il est consommé à toute les cérémonies religieux, traditionnels etc. Nous faisons de bonnes recettes toute l’année.

Votre mot de fin
Toute production agroalimentaire doit préserver la santé humaine. Faites le bon choix, buvez un vin de palme non contaminé, non toxique et peu alcoolisé. J’invite toute personne qui n’a pas encore goûté au vin de palme Naturo de le prendre afin de se rendre compte elle-même de la différence.

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Transformation du fonio au Bénin

Fonioim....Connu au Bénin sous l’appellation « Ipouaga » , le fonio (Digitaria exilis) est généralement cultivé sur des terres légères, sableuses ou caillouteuses, car il est peu exigeant et s’accommode de sols pauvres ou des mauvais terrains, notamment pour les variétés tardives. Ainsi au Bénin, la culture du fonio se pratique surtout dans la région Nord-Ouest, dans le département de l’Atacora. Contrairement aux autres céréales telles que le maïs, le sorgho, le mil et le riz, dont la culture se pratique un peu partout sur le territoire national, le fonio apparait comme une culture endémique. Sa production est insignifiante, moins de 2% de la production céréalière nationale. Le fonio est essentiellement cultivé dans les communes de Copargo, Kouandé, Cobly, Tanguiéta, Toucountouna, Natitingou et surtout à Boukoumbé, où il représente 30% des céréales produites.

Le fonio joue un rôle important dans l’alimentation des populations béninoises en particulier celle du département de l’Atacora (principalement les Otamari) surtout en période de soudure où les variétés précoces servent à juguler la famine. Il est généralement consommé sous forme de pâte et de bouillie mais rarement sous forme de couscous. Le fonio peut être aussi mélangé à d’autres produits agricoles comme le sorgho, le mil ; le mais et les cosettes d’igname ou de manioc. Dans les régions de Boukombé, le fonio est associé au sorgho pour la fabrication de la boisson locale.

finioLes opérations traditionnelles de transformation du fonio effectuées par les femmes démarrent en général par un nettoyage grossier des grains paddy. Comme pour le riz, la transformation du fonio nécessite la succession de deux opérations que sont le décorticage et le blanchiment. Le décorticage permet d’enlever les balles du fonio paddy (grain vertu) pour obtenir le fonio décortiqué (grain nu) tandis que le blanchiment a pour objet d’éliminer le son (péricarpe et germe) du grain pour obtenir le fonio blanchi. Ces deux opérations sont réalisées simultanément au moyen de mortiers et de pilons. Cinq pilage successif, suivis chacun d’un vannage, sont effectués pour éliminer progressivement les balles, le péricarpe et le germe jusqu’au parfait blanchiment du grain. Le rendement, en pourcentage du paddy, est d’environ 60-68% après blanchement complet.

Après le cinquième pilage, commence le lavage du fonio blanchi. Le grain est plongé dans une calebasse d’eau et brassé à la main. Ainsi l’eau sale contenant la poussière et les sons est éliminée ; cette opération est répétée cinq fois. Ensuite les femmes procèdent à une élimination progressive, minutieuse et totale du sable. Pour cela, elles plongent la calebasse contenant le grain blanchi lavé dans une bassine d’eau propre et commencent, par petits mouvement de balancier, à faire tomber petit à petit les grains dans l’eau jusqu’à ce que seul le sable reste au fond de la calebasse. FonioimLa transformation traditionnelle du fonio s’avère longue et très pénible. Ainsi, pour rendre le fonio plus compétitif sur le marché en terme de qualité et de prix, il est indispensable d’améliorer les techniques de transformation au niveau des petites entreprises et des groupements de femmes en modernisant les équipements existants et en concevant de nouveaux matériels. La mise sur le marché national d’un produit prêt à consommé, un fonio  étuvé, torréfié ou précuit contribuerait sans doute à l’augmentation du nombre de consommateurs notamment en milieu urbain où le fonio est très apprécié mais peu consommé à cause de son long temps de cuisson.

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Filière sorgho au Bénin : importance socio-économique du « Akpan», yaourt végétal béninois à base de la farine de sorgho

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Au Bénin, l’artisanat alimentaire fournit des milliers d’emplois aux femmes qui y valorisent leur savoir-faire à travers les procédés transmis de génération en génération. Au nombre de ces procédés, ceux de céréales viennent en première position dans le système de transformation artisanale des populations africaines et des béninois en particulier. Ces céréales, particulièrement transformées et consommées au Bénin sont le maïs, le mil et le sorgho. Ce dernier est de plus en plus utilisée en artisanat agroalimentaire ces dernières années avec une forte appréciation du « Akpan », yaourt végétal béninois à base de la farine de sorgho.

« Akpan » est un yaourt végétal préparé traditionnellement au Bénin. Autrefois préparé à partir d’une farine de maïs fermentée, un nouveau type de « Akpan » à base de farine de sorgho domine de plus en plus le marché béninois. Le « Akpan » de sorgho est obtenu par pétrissage et fermentation de la farine entière de sorgho, précuite puis mélangée avec du lait concentré, du sucre et de la glace au moment de la consommation. Le sorgho est la principale matière première utlisée. Après achat le sorgho est soumis à un procédé de transformation comportant sept (7) étapes principales : le triage/lavage et l’égouttage, le séchage, la mouture, le pétrissage, la fermentation, la cuisson et le refroidissement.

Le « Akpan est un produit essentiellement marchand préparé et vendu à l’Etat frais au bord des voies et à la proximité des zones d’activités. Le « Akpan » revêt une importance économique capitale aussi bien pour les femmes productrices-vendeuses que pour les consommateurs. Pour les premières, la production- vente de « Akpan » permet de tirer une recette journalière de 2050 FCFA à partir d’un capital de base de 4750 F CFA. Par ailleurs le « Akpan » est une boisson très bien appréciée des consommateurs urbains puisqu’il convient à une diversité de mode de consommation. Le « Akpan » est un produit de grande consommation au Bénin.

L’implication des technologues de l’agroalimentaire, la collaboration des scientifiques, des recherches approfondies sur le savoir-faire et l’expérience de ces femmes pourront contribuer à améliorer la production du « Akpan », son conditionnement dans un emballage typique, un peu comme les yaourts, les « Dèguè » qui sont vendus dans des pots de 25 cl ou de 33 cl. Ceci permettrait une production à grande échelle du « Akpan », la création des petites industries de fabrication du yaourt végétal par ces femmes,la mise sur le marché international d’un yaourt végétal à base de farine de sorgho Made in Bénin et enfin l’autonomisation financière de ces femmes productrices du « Akpan ».