Archives de Catégorie: Elevage

Alimentation des petits ruminants en saison sèche

20150528_085720En Afrique, notamment en Afrique de l’ouest, les petits ruminants sont considérés principalement comme des sources de viande et de produits à base de viande.

Ces animaux sont élevés exclusivement pour leur viande, offrant une réserve financière flexible pour les populations rurales et jouant un rôle social et culturel important.

Cependant avec les aléas climatiques, nous avons les périodes de sécheresse parfois longues que d’habitude. Ceci entraine l’assèchement des fourrages qui perdent quantitativement et qualitativement leurs valeurs nutritives. Il se trouve donc que l’un des principaux freins au développement de l’élevage des petits ruminants est l’alimentation du troupeau, notamment en saison sèche.

Pour remédier à cette situation et bien nourrir les ovins et caprins afin d’améliorer la productivité de leur cheptel , les éleveurs valorisent les résidus de récoltes et sous-produits agro-industriels dans l’alimentation de leurs animaux.

Toutefois l’alimentation des petits ruminants en saison sèche demeure un problème au Bénin.

blog Image

Publicités

Défi de l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur agricole au Bénin

IMG-20150401-WA0004Sélectionné parmi les meilleurs jeunes entrepreneurs béninois à la compétition de plans d’affaires initiées par le gouvernement béninois dans le cadre du Projet de Compétitivité et de Croissance Intégrée (PCCI), Israël DOKO , jeune entrepreneur agricole, directeur de l’entreprise agricole « ferme agropastorale El-Elohé Israël », est sans doute un modèle pour la jeunesse béninoise. L’entrepreneur agricole nous parle dans cette interview de son engagement pour l’agrobusiness et le développement agricole.

Présentez nous votre exploitation agricole ?
Crée en Juillet 2013, la ferme Agro-pastorale « El-Elohé Israël » est située au Bénin, à 25km au nord de la ville de Parakou. Elle est située dans l’arrondissement de Sirarou, dans la commune de N’dali et se trouve à 500 mètres de la voie bitumée Parakou-Malanville. La superficie actuelle est de deux (02) hectare extensible.

Expliquez nous les opportunités et des atouts qui vous ont motivé à embrasser l’agro-business ?
L’agrobusiness parce que l’offre en produits agricoles ne couvre pas encore la demande. C’est un secteur potentiel d’emploi. Je me suis donc engagé et j’y gagne ma vie.

Quelles sont les types de productions que vous faites ?
La Ferme Agro-pastorale « El-Elohé Israël » est un complexe mixte d’agriculture – élevage. Elle dispose d’un atelier de cuniculture ;   l’aviculture moderne et le maraichage.

La Section cuniculture est l’activité principale de la ferme. Elle compte actuellement un bâtiment unique de 144m2 (24mx6m) qui abrite l’ensemble des animaux de cette section. On y dénombre actuellement soixante (60) mères et plus de deux trois cent (300) lapereaux en engraissement.

SAM_2276
Avec une bande de 1.000 têtes de poulettes, la section aviculture moderne vient combler le manque criard en œuf de consommation dans la commune de N’Dali et précisément dans l’arrondissement de Sirarou où l’aviculture n’était pas développé avant la création de la Ferme agro-pastorale « El-Elohé Israël ».

IMG-20150312-WA0010
Nos produits maraichers sont 100% bio. Nous n’utilisons pas de pesticides, ni d’engrais chimique. Dans une approche intégrée, les déjections et autres sous-produits issus de l’élevage et de l’abattage du lapin sont compostés puis utilisés comme bio-fertilisants. Ainsi, grâce à ce système de recyclage, nous produisons de la laitue, des carottes, des choux etc.

IMG_332643516639

Combien de personnels exploités vous aujourd’hui ?
Nous employons une dizaine de personnes et nous formons chaque année plus d’une cinquantaine de jeune à l’agro-business.

Parlez nous de vos recettes,  l’agrobusiness est il rentable ?
La capacité de production actuelle de la cuniculture est de 200-250 lapins livrés chaque mois. Le principale marché d’écoulement de notre production de lapin est constitué des poissonneries et supermarchés de la ville de Parakou. La viande habillée (carcasse de 01kg± 100g) y est acheminée pour congélation et vente aux particuliers qui l’apprécie très bien.

Marthe blog 2
Avant même la récolte, nous avons des commandes. Nos produits ne restent pas à la ferme. Nous n’arrivons même pas à couvrir la demande. Nous faisons de très bonnes recettes. L’agrobusiness est très rentable.

A votre avis pourquoi beaucoup de jeunes au Bénin sont ils réticents à s’investir dans l’agro-business ?
Beaucoup de jeunes béninois sont réticents à l’entreprenariat agricole et espère vainement les offres d’emplois bureaucratiques parce que beaucoup considèrent encore le métier d’agriculteur comme un métier sans prestige. Ils assimilent l’agriculture à la pauvreté alors que l’agriculteur contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Il va falloir faire comprendre aux jeunes que l’agriculture est un secteur potentiel d’emploi.

Comment imaginez-vous votre entreprise d’ici 5 ans ?
Je vois la ferme agropastorale « El-Elohé Israël » nourrir le Bénin et même la sous région. Nous allons étendre notre superficie et produire abondamment. Nous arriverions à couvrir la demande en produits agricoles du Bénin et de la sous région.

Elevage d’escargot au Bénin : un secteur d’avenir

Escargot 1L’escargot géant Africain est l’une des espèces qui dispose d’un grand potentiel zootechnique. De plus il est apprécié pour la saveur et la qualité de sa viande ainsi que pour l’excellente valeur nutritive de sa chair. Sa viande reste aujourd’hui une viande très prisée par les populations ouest africaine.

Ainsi l’élevage  de l’escargot géant Africain, Archachatina Marginata connaisse aujourd’hui un essor rapide en Afrique de l’ouest  et au Bénin en particulier. Les divers produits obtenus après différents processus de transformation des achatines sont représentés par :

  •  viande d’achatine frite et sauce à la viande d’achatine ;
  • viande d’achatine grillée ;
  • viande d’achatine séchée ;
  • viande d’achatine beurrée ;
  • viande d’achatine court-bouillonnée.

Les œufs des escargots sont aussi consommés sous la forme de caviar.

Mise à part ses valeurs nutritives , escargot (Archachatina Marginata) connaisse aussi d’autres utilisations. Les achatines sont utilisés dans la pharmacopée. En effet diverses parties des achatines sont utilisées dans la pharmacopée pour la guérison de certaines maladies. C’est le cas, du liquide contenu dans la coquille d’achatines après extraction de la chair qui serait utilisé pour la cicatrisation des blessures fraîches et l’arrêt des hémorragies. Il en serait de même pour la coquille calcinée et mise en poudre qui a un effet cicatrisant pour les plaies engendrées par des brûlures superficielles. En médecine traditionnelle au Bénin, l’escargot entier entrerait aussi dans certaines portions qui serviraient d’une part à dénouer certaines grossesses compliquées et d’autre part à guérir l’épilepsie.

Les achatines sont aussi utilisés en cosmétique, de même que dans la détection des pollutions. Sur les plans cultuels et culturels, les achatines sont d’une grande importance au Bénin : en raison de sa lenteur, l’escargot a traditionnellement été considéré comme un symbole de la patience.

Eu égard de tout ce qui précède, la rentabilité économique de l’élevage d’escargot n’est plus à démontrer. C’est un secteur d’avenir.

mescagots

 

 

Incubateur artificiel d’œuf de type traditionnel « made in Benin »

L’aviculture traditionnelle occupe une place prépondérante dans la vie des communautés rurales. En effet  la volaille fait partit des espèces les plus élevées et consommées  dans les villages. Elle constitue également une source de revenu pour les agriculteurs. Cependant l’amélioration des races de volaille traditionnelle par l’introduction des souches lourdes a certainement amélioré le gain de poids par le métissage mais n’a pu régler le problème de la couvaison.

SAM_2976

Les taux d’éclosion restent faibles alors que la ponte s’est améliorée.  Aussi la technique d’adoption des poussins est connue des producteurs. Améliorer le taux d’éclosion reste un défi pour permettre aux éleveurs de tirer un meilleur profit de leurs élevages.  Ainsi des incubateurs artificiels modernes sont importés pour augmenter la rentabilité des  élevages avicoles . Mais pendant plusieurs années beaucoup d’aviculteurs  sont restés en marge de l’usage de cette technologie (incubateur artificiel) pour raisons d’accessibilité. Ainsi ces dernières années  un nouveau type d’incubateur d’œuf de type traditionnel made in Bénin a été mis au point.

Incubateur

Ce nouvel incubateur connait un succès sur le marché et est de plus en plus utilisé pour plusieurs raisons :

  •    Son accessibilité à tout le monde. L’incubateur d’œuf de type traditionnel made in Bénin est moins couteux et est  à la portée des aviculteurs débutants.
  •     Son fonctionnement en absence d’énergie électrique. Rappelons que la majorité des villages du Bénin sont non électrifié et contrairement à l’incubateur électrique, cet incubateur utilise juste une lampe à pétrole comme source de chaleur. Ceci facilite son usage par les éleveurs villageois.
  •        Sa facilité d’usage

SAM_3004

L’avènement de l’incubateur artificiel  d’œuf de type traditionnel « made in Bénin » a contribué à l’augmentation des effectifs de l’aviculture familiale ou traditionnelle au Bénin.

Gestion des conflits entre agriculteurs et éleveurs : promouvoir les champs fourragers

Pour raison de pâturage et d’alimentation du bétail, des affrontements violents voire meurtriers entre les éleveurs et les agriculteurs béninois sont monnaie courante. En effet ces conflits réguliers et sanglants sont occasionnés majoritairement par la divagation des animaux.

SAM_3506..
Les agriculteurs déplorent les dégâts causés par les troupeaux de bœufs ou de moutons sur les cultures et accusent les éleveurs. Ces derniers à leur tour accusent également les agriculteurs d’empoisonner leur cheptel.

Face à cette situation désastreuse qui entrave le développement agricole et rural dans nos communautés, il s’avère très important de mener des initiatives pour instaurer un climat de paix entre agriculteurs et éleveurs. Ainsi la promotion des champs fourragers constitue la solution idéale.

L’installation des parcelles fourragères permettrait d’éviter la divagation des animaux, source de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Par ailleurs, l’installation de parcelles fourragères présente beaucoup d’avantage et participe à la rentabilité de l’élevage.

SAM_3535Elle permet de :

  •  Bien nourrir l’animal, maitriser la ration de l’animal et d’adopter un bon mode d’élevage ;
  •  Suivre l’état sanitaire de l’animal. En effet avec la divagation , les animaux sont exposés à beaucoup de dangers. Ils avalent des sachets, des mangues et consomment ce qu’ils ne devraient pas et sont sujets de beaucoup de pathologies.
  • Construire un bon abri pour l’animal et de contribuer à leur bien être.

L’installation de culture fourragère participe à une bonne gestion du troupeau en facilitant l’alimentation du bétail et favorise le suivi sanitaire des animaux. Aussi l’éleveur est contraint de construire un abri pour ces animaux.Tout ceci permet d’éviter la divagation qui est source de conflit et de contamination de maladies sans oublier les cas de vol.

SAM_3500

Comme fourrages, nous avons par exemple le Panicum c1 qui est un fourrage (de la famille des graminées) bien appété par les petits ruminants et de culture aisée ; aussi, le Moringa oleiféra , le Gliricyda cépium (toutes des légumineuses) sont facilement cultivés surtout par bouture ou par graine et sont bien appréciés des animaux.Ces légumineuses servent surtout de clôture (palissade) pour les maisons de campagne.

Importance de l’élevage dans la réduction de la pauvreté : cas de l’élevage des petits ruminants

L’élevage joue un rôle très important dans la lutte contre la pauvreté

SAM_2411Au Bénin, l’élevage a une grande importance économique et sociale  dans les zones rurales. Il joue un rôle très important dans la lutte contre la pauvreté. En effet l’élevage constitue une activité secondaire aux ménages ruraux d’agriculteurs de subsistance. Environ trois ménages agricoles sur quatre pratiquent l’élevage.

Les petits ruminants ont une valeur particulière pour les éleveurs pauvres

SAM_2250Comme pour la volaille,  les petits ruminants ont une valeur particulière pour les éleveurs pauvres en raison du faible coût de production, des courts intervalles entre les générations et surtout de la valeur (coût) de l’animal à la vente. Sur le plan socio-économique, l’élevage des petits ruminants constitue à la fois un capital et une épargne pour les ménages pauvres. Elle contribue à la formation du revenu et à la couverture des besoins vitaux  des ménages ruraux après la vente de l’animal. Les petits ruminants ne faisant pas objet d’interdit alimentaires, ni religieux, les éleveurs ne se tracasse pas à la vente. Pour beaucoup d’éleveurs de petits ruminants investigués, à part la période de  fête de tabaski et la période des fêtes de fin d’années où ils effectuent de grandes recettes,  ils vendent les animaux de façon occasionnelle, soit pour payer les frais de scolarité à leurs enfants, soit   pour payer les éventuels soins de santé aux membres de leurs familles.

Le développement de l’élevage des petits ruminants contribuera à la réduction de la pauvreté

L’élevage des petits ruminants occupant la majorité des ménages ruraux , Il est important d’y accordé plus d’attention. Ainsi une politique de promotion de l’élevage des petits ruminants prendra certainement en compte une part importante de la population rurale majoritairement pauvre. Enfin le développement de l’élevage des petits ruminants contribuera à la réduction de la pauvreté.

SAM_2906

Entreprenariat agricole : la porciculture, un métier qui nourrit bien son homme

SAM_2242La filière porcine occupe de plus en plus une place importante dans l’élevage au Bénin. L’élevage porcin est assez développé  et répandu un peu partout dans les zones rurales et urbaines du pays. Il est présent dans tous les départements du territoire national avec une forte  concentration dans ceux du Sud et du Centre (Atlantique, Mono, Ouémé, Zou). Il revêt une importance particulière aussi bien sur  le plan social avec la réduction du taux de chômage des jeunes que sur le plan économique.

SAM_2244
Les races de porcs rencontrés dans les élevages au Bénin sont les porcs locaux. Ce sont des animaux de  petit format, à croissance tardive atteignant très difficilement  50 kg de poids vif à l’âge adulte. En dépit de sa faible croissance,  les porcs locaux présentent en raison de leur adaptation à l’environnement, une plus grande  aptitude à résister aux maladies,  à supporter les conditions locales et possède une variabilité de performances  d’une souche à l’autre suivant les vicissitudes auxquelles ils ont été soumis.  En dehors de ces porcs indigènes, on rencontre aussi  les porcs exotiques. Ces derniers  sont des animaux de grand format, à croissance  rapide.  Les  porcs de races améliorées rencontrés au Bénin sont le Large White, le Landrace et leur métis souvent  élevés dans des conditions semi-modernes à modernes.

SAM_2291
Sur le plan commercial, le mode et les techniques d’élevage du porc n’influencent pas la commercialisation du porc. Aussi bien les porcs issus des élevages semi intensif  (enclos  construits en matériaux semi définitifs plus ou moins améliorés, mangeoires et abreuvoirs constitués de vieux bidons) et les  porcs issus d’élevage intensifs et modernes sont écoulés sur le marché aussitôt après production. L’utilisation de la viande de porcs lors des cérémonies tels que les mariages , les baptêmes , anniversaires… et le fréquent attroupement des consommateurs autour des nombreuses charcuteries situées de part et d’autre dans les villes et villages  du pays justifient la  forte consommation de la viande de porcs au Bénin. La production de viande de porc ne couvre pas encore la demande du marché national. Ainsi la porciculture constitue une bonne opportunité en matière d’entreprenariat agricole et nourrit bien son homme.SAM_2342