Archives de Catégorie: Agri-Opportunités

1ère Rencontre sur les Légumineuses au Bénin: le niébé à l’honneur

RNIEBEA l’occasion de l’année internationale des légumineuses http://www.fao.org/pulses-2016/fr/, le Réseau des Jeunes et Femmes Entrepreneurs du secteur Agricole REJEUFEA http://rejeufea.org/  réaffirme l’importance socio-économique des légumineuses dans l’alimentation humaine, tant par leur grande qualité nutritionnelle que par leurs avantages écologiques, économiques et opportunités d’agrobusiness.

Objectifs de cette rencontre : 

  • Mettre un coup de projecteur sur la diversité et richesse de variétés de niébé cultivés au Bénin;
  • Discuter  entre acteurs agricoles et aspirants des nouvelles techniques culturales et des innovations mettant en exergue l’augmentation de la productivité et le développement de la filière niébé au Bénin.
  • Exposez les circuits de commercialisation du niébé au Bénin
  • Présentez les opportunités d’affaires dans la filière niébé au Bénin basé sur la transformation agroalimentaire

Rejoingnez nous sur Twitter  ce 26 Mai 2016 à 10h00 GMT avec le htag #IYPBenin

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L’agriculture urbaine et péri-urbaine au Bénin : le maraîchage

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Le Bénin à l’instar d’autres pays d’Afrique a connu ces dernières années un développement du secteur agricole urbain et périurbain avec l’accroissement des besoins alimentaires à la suite de la forte croissance démographique qui caractérise le pays ces dernières années. La sécurité alimentaire est devenue une question cruciale pour les décideurs. Depuis une dizaine d’année l’agriculture urbaine et périurbaine est reconnue comme enjeu majeur en termes d’approvisionnement des villes, d’emploi, d’activité génératrice de revenus et de gestion de l’environnement mais aussi et surtout en termes de lutte contre l’insécurité alimentaire.

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Les jeunes dans l’entreprenariat agricole au Bénin

SAM_3178Face à l’insécurité alimentaire grandissante dans le pays; la cherté des denrées alimentaires et produits agricoles ;  le manque d’emploi ;  le chômage des jeunes et l’augmentation du taux de délinquance juvénile, l’Etat béninois dans son dynamisme de lutte contre  l’insécurité alimentaire et les maux qui minent la jeunesse a opté pour l’entreprenariat agricole.  En effet le Bénin dispose d’un fort potentiel agricole, des zones agro-écologiques, toutes favorables à l’entreprenariat agricole. De même nous avons d’énormes ressources agricoles non encore exploités  notamment la vallée de l’Ouémé qui  est la vallée la plus fertile du Bénin. Son potentiel des terres agricoles s’élève à plus de 70 000 hectares, dont moins de 30 % sont exploités actuellement.  L’entreprenariat agricole se révèle alors comme la solution primordiale aux problèmes d’insécurité alimentaire et d’emploi qui sévissent dans le pays.

Ainsi l’entreprenariat agricole est à la une ces dernières années. Des séminaires et conférences sont initiés et financés par l’Etat béninois. De même, on dénombre plusieurs programmes de promotion de l’entreprenariat agricole. Nous avons des projets  de promotion de l’entrepreneuriat agricole (PPEA) dont l’objectif principal est de veiller à la mise en place d’une vaste pépinière de jeunes entrepreneurs ruraux prêts à s’installer de façon durable dans l’agriculture. De  part et d’autres, on compte aussi des ONG (Organisation non gouvernementales) ; des associations de développement qui s’investissent aussi à la cause ; des  centres d’incubation des jeunes à l’entreprenariat agricoles, des centres  de promotion de l’entrepreneuriat agricole qui offrent aux jeunes des  modules de formations sur l’entreprenariat agricole.

Après une brève évaluation de l’entreprenariat agricole au Bénin, nous pouvons affirmer que malgré le nombre faible de jeunes entrepreneurs dans le secteur agricole et le taux de chômage toujours élevés, nous avons des modèles  de jeunes entrepreneurs agricoles  qui ont réussi et qui suscitent passion au sein de la jeunesse. « J’ai commencé un petit  élevage de lapin, il y a moins d’un an et aujourd’hui je dispose d’un grand nombre de lapins. Je livre 250 Kg de viande de lapin tous les mois aux restaurants et supermarchés de la place à un prix de 2500FCFA le Kg. Je fais donc chaque mois  une entrée d’argent de 625.000 FCFA. » confie un jeune éleveur de lapin. Nous soulignons donc qu’une entreprise agricole ne nécessite pas toujours de grand fond, démarrez donc avec le moyen que vous avez et le reste viendra après. Au fur et à mesure que vos revenus financiers augmentent , vous agrandirai sans doute votre exploitation agricole.

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Pour Joséphine, exploitante agricole à Zinvié (commune d’Abomey-Calavi) , s’il y a un métier qui vous permet de gagner près de 10 fois de ce que vous investissez, c’est l’agro-business. Grâce à son exploitation de manioc, elle dispose aujourd’hui d’une unité de production du gari (farine de manioc) avec  des employées qu’elles paient bien. Elle assure aujourd’hui  sans gêne la scolarisation de ses enfants et a pu s’offrir aussi un bon logement.

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« Je dispose d’un centre d’aviculture qui me permet de subvenir à mes besoins et celui de ma famille. Je n’ai pas d’autre activité génératrice de revenu. Je ne fais que çà. Une entreprise agricole est très rentable, c’est ma source de richesse » confirme un autre jeune entrepreneur du secteur agricole.

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Avec la réussite de beaucoup de jeunes entrepreneurs, nous sommes convaincus que d’ici quelques années beaucoup de jeunes vont s’engager dans l’entreprenariat agricole.

La production de la papaye : Une source de revenue en zone rurale et péri-urbaine

Le papayer, de la famille des Caricacées, est une plante tropicale arborescente originaire d’Amérique centrale et du Sud. Carica papaya L. est l’espèce la plus cultivée : son aire de culture s’étend à tous les pays chauds et humides. La plante atteint 2 à 10 mètres de hauteur. Son espérance de vie est de 5 ans, mais la durée de vie économique est de 2 ans.  La production mondiale de papaye avoisine 8,5 millions de tonnes dont 1/3 produit par l’inde et 1/6 par le Brésil. Le Mexique est le premier exportateur au monde avec 74 000 Tonnes par an, suivi de la Malaisie (54 000 Tonnes par an).

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Dans la région sud du Bénin, les conditions agro-écologiques favorisent pleinement le développement de cette plante dont la production est en pleine essor. Beaucoup de plantations de papayer sont installées dans cette zone avec divers variétés  dont  la  variété Sunrise solo 7212  est la plus produite. Petite, pesant environ 450 g, facile à transporter, cette variété de papaye est  très appréciée par sa saveur. Son rendement est de 100 -150Tonnes/hectare en 24 mois. Pour beaucoup de producteurs,  cette filière est d’une source de revenue inimaginable. Sa demande en main d’œuvre est faible. En effet, pas besoin de beaucoup d’entretien ni de la présence permanente des ouvriers dans le champ de papaye solo. De plus très peu de moyens sont investi dans les intrants (pour assurer la protection des plantes et des fruits).  Tout ceci constitue un grand atout  et est à l’avantage  du producteur qui fait moins de dépense dans la production et une forte rentabilité économique.

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« Après chaque  récolte et  vente de papaye solo, j’ai l’impression de gagner à la loterie car je n’investi presque rien dans la production, les ventes se font bord champ  et les revendeuses sont toujours à l’affût » confie un jeune producteur de papaye solo. Plusieurs tonnes de papaye solo sont diffusées, bien acceptées  et entièrement vendues sur le marché  et auprès des restaurateurs ces dernières années. On compte par centaines, les bonnes dames vendeuses de papayes solo mises à nues, délicatement coupés et emballés dans des sachets transparents pour le bonheurs des adeptes de ce fruit riche en vitamine A et C qui facilite la digestion et dont les graines sont vermifuges. Parlant des qualités organoleptiques de la papaye, elle révèle une saveur variable selon la variété : fade ou au contraire très parfumée et sucrée. Elle se déguste alors arrosée d’un filet de citron.

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Il est nécessaire de soutenir et de  renforcer cette filière  en  intensifiant la production afin de satisfaire la demande du marché qui dépasse actuellement largement  la quantité de production. Par ailleurs l’existence d’un marché extérieur à proximité  (le Nigéria, le Burkina-Faso…)   et la possibilité de transformer ce fruit agroalimentaire en  chips, en confiture ou en pâte de fruits  sont autant d’atouts qui forcent le développement de cette espèce fruitière au Bénin. La demande  de papaye solo qui ne cesse de croître, des marchés nationaux et régionaux disponibles , la sécurité alimentaire encore un objectif  à atteindre sur notre continent,  j’exhorte mes compatriotes surtout les jeunes et les femmes à s’engager dans la filière papaye et adieu au chômage et à la faim.