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Rôle du niébé dans la sécurité alimentaire et l’autonomisation financière des femmes rurales au Bénin

N1Légumineuse la plus cultivée au Bénin, le niébé (Vigna unguiculata (L.) est une culture clé pour les agriculteurs à faibles revenus et les femmes rurales dans les systèmes de subsistance agricoles car il se comporte bien dans la dotation en ressources faibles. Il constitue une source importante de revenu des paysans pauvres. La culture a un fort potentiel à la fois pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté rurale à cause de sa teneur élevée en protéines et la valeur de marché des céréales. Il se caractérise surtout par sa richesse en protéines (24-28%) et autres constituants comme l’eau 11%, les hydrates de carbone 56,8%, les lipides (1,3%), les fibres (3,9%), les cendres (3,6%), la vitamine A (32,42UI /100g), la vitamine D (26- 78,02ug/100g) et la vitamine E (3,07-5,07 mg/100g). les grains de niébé contiennent aussi du calcium (90mg/100g) du fer (6-7mg/100g), de l’acide nicotinique (2mg/100g), de la thiamine (0,9mg/100g). Mais il est pauvre en lysine.

N4Le niébé fournit une valeur énergétique de 342 calories par 100g de graines. Sa capacité à fixer de l’azote atmosphérique lui confère le rôle important de précédent cultural et du maintien de la fertilité des sols. En dehors de ces graines, les feuilles du niébé sont consommées comme légume par les hommes, et comme fourrage par le bétail. Le niébé sert aussi à la fabrication des colorants verts.

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Par ailleurs au Bénin, les femmes rurales utilisent le revenu issu du niébé pour l’approvisionnement en produits alimentaires ; la scolarisation des enfants (frais de scolarisation, l’achat des fournitures, de l’uniforme scolaire et en frais de transport de l’enfant.) et l’acquisition des équipements ménagers et agricoles.

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Vue l’importance et le rôle du niébé dans la sécurité alimentaire ; l’autonomisation de la femme rurale et la réduction de la pauvreté au Bénin , il est important de promouvoir et de former les agriculteurs en l’occurence les femmes rurales sur les technologies et les innovations nécessaire pour l’amélioration de la productivité du niébé au Bénin.

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La riziculture au Bénin, nouvelles tendances de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire

nouveau

Le Bénin fait partie des pays de l’Afrique de l’Ouest qui dispose d’importantes ressources hydrauliques et hydro agricoles réparties sur toute l’étendue du territoire national. Le Bénin dispose donc d’un potentiel de plus de 322 000 ha de terres propices à la riziculture dont 205 000 ha de bas fonds et 117 000 ha de plaines inondables. Cette disponibilité de ressources favorable à la riziculture milite en faveur du développement  de la filière en pleine  progrès. On enregistre alors une forte exploitation avec une forte couverture  de la superficie d’exploitation qui passe de 7%  en 2010  à plus de 10% en 2013. La superficie totale occupée est environ 32.200 hectares. De même on dénombre chaque année une augmentation  de plus d’une centaine de producteurs. Ces derniers représentent la base de la pyramide de la filière rizicole au Bénin. A l’exception de quelques grands producteurs qui disposent de grandes exploitations, la majorité des exploitations seraient des micros exploitations mettant en valeur moins de trois hectares de superficies. Par ailleurs, on compte aussi plusieurs associations  ou groupements de producteurs.  Ces derniers produisent ensemble sur de grandes superficies et  partagent leurs bénéfices entre les membres à la fin de la campagne de production dès que  leur produit est vendu. Pour beaucoup de rizicultrices, le bénéfice obtenu après ventes participe à la scolarisation de leurs enfants et au-delà de çà, la production du riz leur permet maintenant d’avoir de bon comportement alimentaire. Pour Laure, présidente d’un groupement de rizicultrices à Sèdjè, commune de Zè, département de l’Atlantique, la production de riz est un atout pour la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire.

Séchage du riz au soleil.

En outre, la faible qualité du riz local au riz importé demeure un problème important : toutes les chaines de productions du riz grain local ne sont pas compétitives par rapport à l’importation. Il est donc important d’améliorer la qualité du riz local par une amélioration des activités de post-récolte (battage, séchage, étuvage, décorticage conditionnement) pour plus de compétitivité et une forte consommation et préférence du riz local et tout ceci pour le bonheur des producteurs, la sécurité alimentaire et la croissance de l’économie nationale.