Les jeunes dans l’entreprenariat agricole au Bénin

SAM_3178Face à l’insécurité alimentaire grandissante dans le pays; la cherté des denrées alimentaires et produits agricoles ;  le manque d’emploi ;  le chômage des jeunes et l’augmentation du taux de délinquance juvénile, l’Etat béninois dans son dynamisme de lutte contre  l’insécurité alimentaire et les maux qui minent la jeunesse a opté pour l’entreprenariat agricole.  En effet le Bénin dispose d’un fort potentiel agricole, des zones agro-écologiques, toutes favorables à l’entreprenariat agricole. De même nous avons d’énormes ressources agricoles non encore exploités  notamment la vallée de l’Ouémé qui  est la vallée la plus fertile du Bénin. Son potentiel des terres agricoles s’élève à plus de 70 000 hectares, dont moins de 30 % sont exploités actuellement.  L’entreprenariat agricole se révèle alors comme la solution primordiale aux problèmes d’insécurité alimentaire et d’emploi qui sévissent dans le pays.

Ainsi l’entreprenariat agricole est à la une ces dernières années. Des séminaires et conférences sont initiés et financés par l’Etat béninois. De même, on dénombre plusieurs programmes de promotion de l’entreprenariat agricole. Nous avons des projets  de promotion de l’entrepreneuriat agricole (PPEA) dont l’objectif principal est de veiller à la mise en place d’une vaste pépinière de jeunes entrepreneurs ruraux prêts à s’installer de façon durable dans l’agriculture. De  part et d’autres, on compte aussi des ONG (Organisation non gouvernementales) ; des associations de développement qui s’investissent aussi à la cause ; des  centres d’incubation des jeunes à l’entreprenariat agricoles, des centres  de promotion de l’entrepreneuriat agricole qui offrent aux jeunes des  modules de formations sur l’entreprenariat agricole.

Après une brève évaluation de l’entreprenariat agricole au Bénin, nous pouvons affirmer que malgré le nombre faible de jeunes entrepreneurs dans le secteur agricole et le taux de chômage toujours élevés, nous avons des modèles  de jeunes entrepreneurs agricoles  qui ont réussi et qui suscitent passion au sein de la jeunesse. « J’ai commencé un petit  élevage de lapin, il y a moins d’un an et aujourd’hui je dispose d’un grand nombre de lapins. Je livre 250 Kg de viande de lapin tous les mois aux restaurants et supermarchés de la place à un prix de 2500FCFA le Kg. Je fais donc chaque mois  une entrée d’argent de 625.000 FCFA. » confie un jeune éleveur de lapin. Nous soulignons donc qu’une entreprise agricole ne nécessite pas toujours de grand fond, démarrez donc avec le moyen que vous avez et le reste viendra après. Au fur et à mesure que vos revenus financiers augmentent , vous agrandirai sans doute votre exploitation agricole.

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Pour Joséphine, exploitante agricole à Zinvié (commune d’Abomey-Calavi) , s’il y a un métier qui vous permet de gagner près de 10 fois de ce que vous investissez, c’est l’agro-business. Grâce à son exploitation de manioc, elle dispose aujourd’hui d’une unité de production du gari (farine de manioc) avec  des employées qu’elles paient bien. Elle assure aujourd’hui  sans gêne la scolarisation de ses enfants et a pu s’offrir aussi un bon logement.

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« Je dispose d’un centre d’aviculture qui me permet de subvenir à mes besoins et celui de ma famille. Je n’ai pas d’autre activité génératrice de revenu. Je ne fais que çà. Une entreprise agricole est très rentable, c’est ma source de richesse » confirme un autre jeune entrepreneur du secteur agricole.

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Avec la réussite de beaucoup de jeunes entrepreneurs, nous sommes convaincus que d’ici quelques années beaucoup de jeunes vont s’engager dans l’entreprenariat agricole.

14 réponses à “Les jeunes dans l’entreprenariat agricole au Bénin

  1. Je suis d’avis avec vous Mme Marthe. On ne saura jamais finir avec le chômage ou la réduire sans cette voie qu’est la promotion de entrepreneuriat. Mais le plus souvent quand les concepts sont créés il manque de temps pour les comprendre avant que les actions dans tous les sens commencent tant politiques que sociales. Beaucoup de fermes d’espoir sont abandonnées quelques années par manque soit de structuration de la filière, soit par non accompagnement technique et financier. Pour réussir ce qu’est entrepreneuriat, il faut un minimum d’équipements, un minimum de connaissances et surtout se faire accompagner des spécialistes. Piquer soit même l’animal sans conseil d’un vétérinaire par exemple, c’est du court non seulement s’exposer aux maladies mais exposer le consommateur à l’intoxication. Quand on observe les conditions dans les quelles l’animal est habillé là, on comprend que c’est par manque d’équipement et de notions d’hygiène !!! Ce qui est sûr, c’est l’une des voies qui restent à la jeunesse mais il faut de l’intégration et de la maîtrise !!

  2. Comment te dire que tu m’inspires. Je viens d’acheter 20 lapins pour commencer un elevage.

    • C’est bien l’objectif de cet article, susciter des passions grâce aux exemples de jeunes entrepreneurs du secteur agricole qui ont réussi. Félicitation Aly, vous êtes sur le bon chemin. Je suis convaincue que de 20 lapins , vous passerai à des centaines de lapins, vous verrai vos revenus financiers augmentés et la sécurité alimentaire de votre communauté assurée.

    • N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’information sur les techniques d’élevage du lapin. Je pourrai vous envoyez des documents nécessaire pour la gestion technico-économique et sanitaire de l’élevage du lapin. Ecrivez moi au besoin à marthemontcho@gmail.com

  3. Moi aussi j’envisage maintenant un projet d’élevage de lapin et de production de papaye solo. En fait j’ai des hectares de terres en jachères depuis des années, je me rends compte là que je devrais le fructifier et augmenter mes revenus. Cet article m’a vraiment inspirer.

  4. HOUANDEKON Abel

    Toutes mes félicitations à vous car c’est très rare de trouver des femmes comme vous pour s’engager dans cette aventure.

  5. cool , bien de chose a vous je suis au togo a lomé je fais de l’élevage du lapin , mais malheureusement y a pas trop de marché c’ est a dire de débouché et sa décourage ; merci a vous

  6. merci bokou pr xe article.xela ma bokou inpirer.

  7. C’est bon de commencer par ses moyens de bord que rêver grand et finalement ne rien faire

  8. Je suis dans la transformation des produits agricole,j’habite a Parakou. mes produits:gateaux de sorgho,biscuits de soja, crèmes de fruits,yaourt avec aromes naturels…etc

  9. Noffe woleguick

    Bjr je suis un éleveur pationné des lapins je suis au Cameroun j’ai un problème et j’aimerai avoir votre aide. Chez moi les lapins ne sont près a consommer que a l’âge de 5 mois et sa pause un problème parceque mes client veulent des lapins a consommer chaque 3 mois alor je ne sais pas si j’ai une bonne race ou pas dans ce dernier cas quelle race me conseiller vous et comment faire pour entrer en possession de cette race je vous remercie .

  10. agbo bernard babatounde

    Salut j’ai vraiment apprécié vos témoignages.moi je suis un technicien geometre et j’envisage continuer dans ce domaine d’agriculture, mais je n’ai aucune terre a ma disposition .alors je voudrai savoir si on peu trouver des hectares dde terrain a exploiter.si vous pouvez aussi me donner des conseils pour mieux me rediriger vers mon objectif, cela me fera beaucoup plaisir N’importe quelle nombre hectares que je trouve je pourrai me concentrer et essayer aussi , merci a vous pour votre générosité.

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